Prends tes pieds

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jeudi 12 juillet 2012

Le 6231

Et voilà, il est arrivé, après tout ce temps, après tous ces kilomètres et tant de confrères. Il m'attendait dans le terminal depuis quelques heures, puis il a fini par ouvrir ses portes.
C'est le bus 6231 de la compagnie Expresso Brasilia de 14h30 au départ de Santa Marta et à destination de Bogotá. Un bus comme tant d'autres, propre, brillant, simple, mais mon dernier bus sur les terres latines. Un bus symbolique, un premier décollage vers un autre monde, un premier pas à Madrid. Un bus qui me rappelle tous les autres, un bus qui sera peut être en retard, qui crèvera un pneu, qui sera bloqué par une route ébranlée ou un fleuve grossi par les pluies, qui sera plein de vie et de ce grand basard Latino. Je ne sais pas et je m'en fiche car il est tout ça en même temps, il est tous ces bus, toutes ces aventures, tous ces paysages traversés, toutes ces rencontres, ces souvenirs. Je l'aime déjà ce bus 6231, et je crois que pour se distinguer des autres il arrivera à l'heure.

Ce mardi 10 Juillet nous sommes arrivés à Bogotá avec 7mn de retard.

Pierro


Charlie et Pierre dans le bus 6231.



Bienvenido en Palomino

Je suis là, sur une plage de sable blanc dos à la mer. Il n'est que 7 heures mais la chaleur m’écrase déjà. Et regardant ce cours d'eau en face de moi et ces montagnes enneigées au loin, j'hésite.
Vais-je enfiler mon bikini ou mes chaussures de ski ce matin ?

Pierro






















Et pendant ce temps là, les fourmils continuent de travailler

Relajado como un Bocachico

Suite à un nouvel enchaînement de rencontres, je me suis retrouvé là, dans ce petit village de Don Diego, sur le bord d'une route surchauffée entre un marchant de Guanabana et un bar pool désert . Puis suivant la piste de deux Chiliens j'ai  trouvé la scierie du village, celle de Iran, le charpentier. C'était une petite maison de deux étages où s'amoncelaient des planches de bois exotiques et des meubles inachevés sur un lit de sciure. A faute de trouver le père j'ai trouvé le fils, José Irain, un jeune garçon de 9 ans qui m'a conduit à travers la forêt vers la Finca d'Alberto en me contant des anecdotes sur les plantes et animaux de la région.
Nous sommes arrivés au milieu du jour, j'ai retrouvé David du Retoño, puis rencontré Léo et sa fille Waira ainsi que trois gars du village ; Meyo, Enrique et Wilkin.
J'ai tranquillement découvert cet univers humide et chaleureux à la végétation luxuriante, cette abondance de fruits tombant du ciel au rythme de la journée, ce torrent d'eau claire à quelques lieues, et ces moustiques me persécutant toute la journée.
C'est dans cet environnement que j'ai évolué avec mes compagnons, construisant une maison de bois et de bambou. C'est là que je me suis surpris à grimper en équilibre sur des poutres à six mètres de haut, armé d'une perceuse ou d'un lapidaire. Suant et résistant aux moustiques on apprend !
Puis, la lumière s'adoucissant et jaunissant les feuillages nous redescendions de notre cabane pour terminer le jour dans le torrent, ce relaxant et se lavant accompagnés du soleil couchant.
Un bon repas mijoté accompagné d'un avocat, d'une pomarosa ou d'une mangue et nous nous retrouvions allongés derrière notre moustiquaire à écouter les milles chansons de la forêt.
Jusqu'à ce qu'un autre jour sorte de la nuit.

Ces lieux et ces êtres m'ont offert des graines, elles sont là avec et en moi. Il ne manque plus que nous pour les faire germer.

Pierro



El rio

Notre résidence












Premier jour, préparation du plancher

Un dimanche, tout seul dans la Finca

Quelques jours plus tard

La petite Waira

Près du toit



Léo et David

Waira

Quelques jours plus tard

Des Indigènes descendant le rio

Quand une maquette deviens réalité

                              
                                                                                          Soirée Tamales


Debout sur le coeur

...


dimanche 17 juin 2012

El Retoňo

Petite histoire et idées simples dans une ferme, le Retoňo à deux heures de bus de la capitale Colombienne.

Voilà quelques semaines grâce à quelques rencontres, rencontres de rencontres et contacts de ces amis parsemés sur le territoire que j'ai atterri dans une Finca, celle du Retoňo. Ce petit bout de territoire de quelques hectares, trois maisonettes, deux couples, enfants et quelques potes m'a ouvert les portes d'une vie rurale et en même temps en connexion avec la ville.
Ici on fait de la culture maraîchère sans chimie mais avec la compagnie de quelques brebis qui caca faisant permettent de faire grandir de belles verdures. Dans tous ces cycles qui se bouclent tout semble bien fonctionner. Les légumes poussent, les brebis braient, et les soirées au rythme des tambours et des maracasses entremêlés de la fumée de ce feu qui nous cuit riz et légumes créent amitiés et rires humains et resteront là, bien gravés.

Pierro
Bienvenu!




Maisonette des invités


Quelques choux




La casa del arbol


Hum hummmm 


Les coupables, mangeurs de poutres


Dégustation des coupables, peu fameux avouons le






Les biquettes

...




samedi 12 mai 2012

Fort fort lointain dans la Selva Péruvienne

Fort fort lointain il y a fort fort longtemps, dans une contrée que nous appelons le Pérou, un homme roux aux cheveux longs s'est promené dans la jungle aux abords du village de Lagunas.
C'est cette histoire que les bribes de mon cerveau vont tenter de vous conter.

Pour arriver dans cette contrée reculée du monde,  il m'a d'abord fallu embarquer sur une Lancha pour une durée de 10h de navigation. Le navire partant, j'ai commencé à dériver et m'enfoncer toujours plus loin des peuples. La nature exubérante s'affichant sur les rives n'a cessé d'animer mon voyage, ainsi que ces quelques habitations se détachant comme abandonnées au milieu de cette immensité. Quelques troncs et îles flottantes dérivants nous ont accompagnés. Au loin des orages se sont formés et déformés puis après quelques hésitations ont arrosé notre petite embarcation, qui toujours dérivait.
A la nuit tombée nous sommes arrivés, une planche inclinée suspendu par magie au dessus des eaux m'a permis de toucher terre ou plutôt eau, la partie basse du village étant inondée en cette période des pluies que nous traquons depuis le début du voyage.
Remontant la rue principale, les portes d'un petit hôtel se sont ouvertes à moi. La rusticité de l'édifice m'a vite permis de me plonger dans l'ambiance. Les insectes passants, une tête de crocodile cuisant dans une marmite je m’égare dans le jardin empli d'un mètre d'eau où flottent les toilettes entre ciel et eau. Avec cette impression soudaine d’être un aventurier je me glisserais finalement sous la moustiquaire pour laisser le temps à la terre de faire une demie-rotation et à mon petit cerveau de rêver.
Le temps remédiant à l'affaire, dès ma sortie à l'aube j'ai senti ce soleil des tropiques me brûler la peau. Je découvris alors un village magnifique aux toits de feuilles et parois de bois. Une atmosphère apaisante s'emblais s'etre installee ici. Puis me laissant guider je partais au champs avec leur père récolter quelques fruits et découvrir ses grandes plantations d'ananas.

C'était l'histoire d'un chevelu dans la jungle qui laisse désormais parler les images et s'en va sur son bateau, celui même où le hasard lui fera rencontrer un petit chevelu que nous nommerons Jean-François.

Pierro

La hermana que paso por aqua


Au depart de Yurimaguas notre pilote guete les quais encore bondees


Les fameuses Lanchas pretent au depart.


Sur les bords du fleuve Huallaga



Quelques enfants vivent bien loin de nos villes


Derniere averce avant le debarquement a Lagunas

Dans les rues de Lagunas


Sur une place abandonnee


Tobogan et beau clocher


...


Promenade dans la chacra avec Segundo, proprietaire d un petit hotel et de 15 000 pieds d'annanas


Sur les bords du fleuve, quelques maisons sur pilotis,


quelques chemins sur pilotis


El atardecer


Penseur, pecheur.